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Sans honte
 
 

SANS HONTE

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Nous devons cette rubrique au collectif Les Renseignements Généreux, dont le site regorge de citations sur différentes thématiques.

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« Je sais, cher Robert, pouvoir continuer à compter sur ta participation à la politique étrangère de la France, avec efficacité et discrétion. Je sais que, sur ce terrain de l’efficacité et de la discrétion, tu as eu le meilleur des professeurs et que tu n’es pas homme à oublier les conseils de celui te conseillait jadis, de ’’rester à l’ombre, pour ne pas attraper de coup de soleil’’. Sous le chaud soleil africain, ce n’est pas une vaine précaution. Jacques Foccart avait bien raison. »

Nicolas Sarkozy, remettant à l’avocat Robert Bourgi la rosette de Chevalier de la Légion d’Honneur, à l’Elysée, le 27/09/2007.
Cité par Rue89, 02/10/2007.

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« Je suis fier de l’oeuvre coloniale de la France. Il n’y a que les intello-gaucho-masochistes pour critiquer cela. C’est pourtant une image superbe de la France. Quand Jacques Médecin inaugure, à Nice à une place de l’Indochine, je dis qu’il à raison. »

Jacques Chirac, Libération, 12/03/1988

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« La France, économiquement, n’a pas besoin de l’Afrique. »

Nicolas Sarkozy en visite au Mali
cité par Le Figaro, 19 mai 2006

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« Certes au temps où la colonisation était la seule voie qui permit de pénétrer des peuples repliés dans leur sommeil, nous fûmes des colonisateurs, et parfois impérieux et rudes. Mais au total, ce que nous avons, en tant que tels, accompli laisse un solde largement positif aux nations où nous l’avons fait. »

Le général De Gaulle, président de la république française, 31/01/1964
Cité par Le Canard Enchaîné du 08/02/2006

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« J’ai du recevoir dans mon bureau, 400 assassins et 2000 trafiquants de drogue . On ne peut pas ne pas se salir les mains avec l’Afrique. »

Bruno Delaye, ex-responsable de la cellule africaine de l’Elysée.
Le Figaro, 12/01/1998

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« C’est que les pays d’Afrique ont une caractéristique, c’est d’être divisés, non pas par l’idéologie. Il n’y a pas d’affrontement idéologique entre Africains dans tel ou tels pays, mais des divisions ethniques. Il y a dans ces pays un très grand nombre de tribus qui ont leurs traditions, qui ont leur culture, qui ont leur histoire et qui se sont toujours battus. Le grand effort des dirigeants modernes de ces pays depuis les indépendances, c’est de rassembler ensemble ces gens, de les faire s’entendre et de réaliser l’unité nationale et l’effort de redressement.
Dès que vous envisagez la création, comme cela, simplement parce que l’Europe considère que c’est bien, d’un certain nombres de partis, ce que je peux comprendre, que se passe t-il ? Vous avez immédiatement un parti par tribu et au lieu d’avoir la démocratie, vous avez l’affrontement et un risque d’anarchie. Il faut tout de même réfléchir avant d’imposer à tous ses certitudes. La démocratie peut revêtir un certain nombre de formes. J’entendais tout à l’heure qu’on avait le choix entre un parti et un autre parti. Cela n’a aucun sens en Afrique où il n’y a pas de clivages idéologiques. »

Interview de Jacques Chirac par Catherine Nay sur Europe 1 en 1990.
Réponse à la question "[n’est-il pas] un peu raciste de dénier aux africains le droit d’avoir plusieurs partis comme n’importe quel citoyen du monde ?"

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« Pacification, mise en oeuvre des territoires, diffusion de l’enseignement, fondation d’une médecine moderne, création d’institutions administratives et juridiques, voilà autant de traces de cette oeuvre incontestable à laquelle la présence française a contribué non seulement en Afrique du Nord mais aussi sur tous les continents...A cet hommage que nous dictent le respect, l’admiration et la reconnaissance, nous joindrons aussi celui que nous devons à tous ceux et à toutes celles qui ont contribué à la grandeur de notre pays en incarnant l’oeuvre civilisatrice de la France. Nous ne saurions oublier que ces soldats furent aussi des pionniers, des bâtisseurs, des administrateurs de talent qui mirent leur courage, leur capacité et leur coeur à construire des routes et des villages, à ouvrir des écoles, des dispensaires, des hôpitaux. »

Jacques Chirac, président de la République Française en 1996, lors de l’inauguration, à Paris, d’un monument à la mémoire des victimes civiles et militaires françaises de la guerre d’Algérie.
Cité par Le Canard Enchaîné, 08/02/2006

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« Si six millions d’Israëliens pouvaient, par un échange standard démographique, prendre la place des Tchadiens à peine plus nombreux, le Tibesti fleurirait et une Mésopotamie africaine naîtrait sur les terres fertiles entrer Logone et le Chari. Qu’est ce à dire ? Que « les » Africains sont des incapables pauvres d’esprit, des êtres inférieurs ? Sûrement pas. Seulement leur civilisation matérielle, leur organisation sociale et leur culture politique constituent des freins au développement. »

Stephen Smith, Négrologie, 2004

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« L’Afrique est un paradis naturel de la cruauté [...]. Des africains se massacrent en masse, voire, - qu’on nous pardonne ! - se bouffent entre eux [...]. [Ils sont habités par un] refus d’entrer dans la modernité autrement qu’en passager[s] clandestin[s] ou en consommateur[s] vivant aux crochets du reste du monde. »

Stephen Smith, Négrologie, Calmann-Lévy, 2002

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« Il faut bien que les dictateurs gagnent les élections, sinon ils n’en feront plus ! »

Jacques Chirac, interrogé hors micro sur l’évolution démocratique du continent africain.
Propos cités par Le Canard enchaîné du 28/07/1999
Cité par François-Xavier Verschave dans Noir Silence, Les arènes, 2000.

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« Notre opiniâtre maintien en Indochine nuit à notre perspective africaine, la seule valable. [...] La possession du sous-sol, le développement de l’enseignement, la définition de la monnaie, le contrôle du crédit, l’occupation des zones stratégiques, l’armée et la diplomatie en bloc, voilà l’essentiel négligé, menacé. [...] La sécurité, la protection, la défense de l’Afrique nous créent des obligations ; la paix civique et la paix sociale ne sont pas les moindres conditions de la présence française. Dire à nos alliés que là est notre domaine réservé et dire aux populations d’Afrique que ce domaine est aussi et surtout le leur, c’est, je le crois, commencer par le commencement. »

François Mitterrand, Aux frontières de l’Union Française, éditions Julliard, 1953.

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« Le rêve européen a besoin du rêve méditerranéen. Il s’est rétréci quand s’est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l’Europe sur les routes de l’Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d’empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve qui ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation. Cessons de noircir le passé. L’Occident longtemps pécha par arrogance et par ignorance. Beaucoup de crimes et d’injustices furent commis. Mais la plupart de ceux qui partirent vers le Sud n’étaient ni des monstres ni des exploiteurs. Beaucoup mirent leur énergie à construire des routes, des ponts, des écoles, des hôpitaux. Beaucoup s’épuisèrent à cultiver un bout de terre ingrat que nul avant n’eux n’avait cultivé. Beaucoup ne partirent que pour soigner, pour enseigner. On peut désapprouver la colonisation avec les valeurs qui sont les nôtres aujourd’hui. Mais on doit respecter les hommes et les femmes de bonne volonté qui ont pensé de bonne foi oeuvrer utilement pour un idéal de civilisation auquel ils croyaient. [...] A tous ceux d’entre vous qui sont revenus des colonies en ayant tout abandonné, n’emportant avec eux que leurs souvenirs de jeunesse et cette nostalgie qui ne les quittera plus jamais, je veux dire que si la France a une dette morale, c’est d’abord envers eux. [...] Faire une politique de civilisation, voilà à quoi nous incite la Méditerranée où tout fut toujours grand, les passions aussi bien que les crimes, où rien ne fut jamais médiocre, où même les Républiques marchandes brillèrent dans le ciel de l’art et de la pensée, où le génie humain s’éleva si haut qu’il est impossible de se résigner à croire que la source en est définitivement tarie. La source n’est pas tarie. Il suffit d’unir nos forces et tout recommencera. »

Nicolas Sarkozy, meeting de Toulon, 7 février 2007

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« La vérité, c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant oeuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation. On peut condamner le principe du système colonial et avoir l’honnêteté de reconnaître cela. »

Discours de Nicolas Sarkozy au meeting de Caen, 9 mars 2007

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« Tous les patriotes de cette Assemblée lutteront autant que ce sera nécessaire pour que, en aucune circonstance, les chances de la séparation, de la partition, ne soient accrues par telle ou telle politique. Nous serons toujours contre, absolument contre. Ceci est le dogme même de notre politique : l’Algérie, c’est la France ! »

François Mitterrand, alors Ministre de l’Intérieur, Assemblée nationale, 4 février 1955,
cité dans La main droite de Dieu, Faux, Legrand, Perez, Seuil, 1994


« Dans ces pays là, un génocide c’est pas trop important. »

Déclaration faite par le Président François Mitterrand à l’un de ses proches au cours de l’été 1994, rapportée par Patrick de Saint-Exupéry, Le Figaro du 12/01/1998